Là ou la pensée grecque admet une nécessité antirationnelle, la philosophie chrétienne brise cette nécessité parce qu'elle est irrationnelle.

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Nous vivons en un temps et dans un milieu saturé d'idées chrétiennes qui ne se souviennent plus de leur origine.
Tous les échecs de la métaphysique viennent de ce que les métaphysiciens ont substitué à l'être, comme premier principe de leur science, l'un des aspects particuliers de l'être étudiés dans les diverses sciences de la nature.
Le cartésianisme est une expérience de grand style sur ce qui arrive à la philosphie, si l'on admet que l'être matériel en tant que tel est l'être de l'étendue et qu'il doit être traité par la méthode qui convient à la science du nombre.
Pour Aristote, il existe assurément une déontologie; il y a des choses qu'il «faut» faire, il ne faut les faire que parce qu'elles sont requises pour atteindre une certaine fin.
La vraie question, pour une âme religieuse quelconque, est de savoir si ce qu'elle tient pour la vérité n'est que l'un des moments d'une vérité totale, ou si le Dieu d'Abraham et le Dieu de saint Paul, sont, au sens plein du terme, le «vrai Dieu».
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